Une ruelle étroite en plein midi, le soleil qui ravage toutes les ombres et les durcit, de vieilles pierres qui entravent tout repère spatio-temporel, et cette figure féminine qui me regarde fugitivement, en attente, nerveuse dans sa longue robe qui cache une paire de converses.

Une ruelle étroite en plein midi, le soleil qui ravage toutes les ombres et les durcit, de vieilles pierres qui entravent tout repère spatio-temporel, et cette figure féminine qui me regarde fugitivement, en attente, nerveuse dans sa longue robe qui cache une paire de converses.

"Cette mélancolie qui vient, avant. (…) Jamais la lumière n’avait atteint cette paix absolue. Mais on n’est pas vraiment dupe. Cette sérénité, c’est parce qu’on est au bord de la quitter; cette immobilité, c’est parce qu’on va se lever, s’élancer. Il y aura tant à regretter. C’est effrayant ce que le monde est calme, avant." Delerm

"Cette mélancolie qui vient, avant. (…) Jamais la lumière n’avait atteint cette paix absolue. Mais on n’est pas vraiment dupe. Cette sérénité, c’est parce qu’on est au bord de la quitter; cette immobilité, c’est parce qu’on va se lever, s’élancer. Il y aura tant à regretter. C’est effrayant ce que le monde est calme, avant."
Delerm

"I see skies of blue and clouds of white The bright blessed day, the dark sacred night And I think to myself, what a wonderful world”Louis Armstrong

"I see skies of blue and clouds of white
The bright blessed day, the dark sacred night
And I think to myself, what a wonderful world”
Louis Armstrong

Quand il est 6h du mat’, que tu es anxieuse, les yeux grands ouverts, le corps tendu et que tu perçois par la fenêtre des couleurs prometteuses, tu fais comme tous les insomniaques privilégiés du bassin et tu enfiles un jean pour finir ta nuit sur la plage, à attendre que le soleil se lève. Et tu prends des couleurs à tomber plein la face, tu respires dans le calme, tu te laisses couler dans la sérénité d’une solitude merveilleuse au milieu d’une vue sublime. Et à 8h, vlan, tu as chaud et tu prends des rayons plein les yeux et là, là les gens, et bien tu frôles le bonheur ultime. Et puis tu rentres chez toi extatique, et ton homme dort toujours. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt bordel. (Ou du moins, à ceux qui sont trop stressés pour dormir)

Quand il est 6h du mat’, que tu es anxieuse, les yeux grands ouverts, le corps tendu et que tu perçois par la fenêtre des couleurs prometteuses, tu fais comme tous les insomniaques privilégiés du bassin et tu enfiles un jean pour finir ta nuit sur la plage, à attendre que le soleil se lève.
Et tu prends des couleurs à tomber plein la face, tu respires dans le calme, tu te laisses couler dans la sérénité d’une solitude merveilleuse au milieu d’une vue sublime.
Et à 8h, vlan, tu as chaud et tu prends des rayons plein les yeux et là, là les gens, et bien tu frôles le bonheur ultime.

Et puis tu rentres chez toi extatique,
et ton homme dort toujours.
Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt bordel. (Ou du moins, à ceux qui sont trop stressés pour dormir)